Qualité de l'eau

Les normes de qualité

L'eau est le produit alimentaire le plus contrôlé en France.

Durant son ruissellement, l'eau rencontre des polluants provenant le plus souvent de l'activité humaine. La potabilisation de l'eau consiste à la débarrasser de ces polluants. 54 paramètres sont régulièrement suivis et contrôlés afin que les normes très strictes applicables à l'eau potable soient respectées.

Ces contrôles consistent à vérifier que les propriétés chimiques et bactériologiques de l'eau sont sans danger pour la santé. Les composants de l'eau doivent rester dans des proportions conformes à des normes de potabilité qui sont largement inférieures aux seuils pouvant représenter un risque sanitaire.

Les normes de qualité pour l'eau destinée à la consommation humaine ont été définies à partir d’études médicales. 

Ces études médicales ont établi des doses maximales admissibles, c'est-à-dire la quantité de telle ou telle substance qu'un individu peut absorber sans danger quotidiennement tout au long de sa vie (environ 70 ans). 

Sur cette base, on calcule quelle quantité maximale de cette substance peut être apportée par l'eau, en prenant une confortable marge de sécurité.

Tout dépassement de la norme ne comporte pas nécessairement un risque pour le consommateur. Par exemple, lorsque la teneur maximale de l'eau en argent est fixée à 10µg par litre, cela ne signifie pas qu'une teneur de 11 µg comporte un risque immédiat d'intoxication.

54 paramètres sont régulièrement suivis par des analyses et des contrôles effectués par les ARS, les Collectivités et les distributeurs d'eau.

11 millions d’analyses effectuées par les ARS chaque année

La réglementation concerne à la fois :

  • la qualité des ressources utilisées pour la production de l’eau potable
  •  le traitement
  • le stockage
  • la distribution et les contrôles de qualité de l’eau distribuée
Qui contrôle ?

Gedia

Sur chaque usine de traitement d’eau potable, et régulièrement sur les canalisations, nous effectuons des analyses. La fréquence de ces analyses varie suivant la nature de la ressource, les traitements effectués et la longueur du réseau.  Ces autocontrôles visent à prévenir toute anomalie dans la qualité de l’eau distribuée.

Gedia dispose de laboratoires partenaires en France mobilisables 7 jours / 7. Ils sont  accrédités par le COFRAC (COmité FRançais d'ACcréditation).

En cas d’urgence Gedia dispose à Dreux de moyens d’analyse rapide (en quelques heures) sur les principaux paramètres bactériologiques.

Agence Régionale de Santé

11 millions d’analyses effectuées en France par les ARS chaque année

L’Agence régionale de santé définit et met en œuvre la politique de santé dans la région. Elle agit sur le champ de la santé dans sa globalité : prévention et promotion de la santé, veille et sécurité sanitaires, organisation de l’offre de soins en ambulatoire et en établissements de santé, organisation de la prise en charge médico-sociale.

L'Agence Régionale de Santé effectue, en les déléguant à des laboratoires agréés par le Ministère de la Santé, de nombreuses analyses qui ont pour but de vérifier la qualité physique, chimique et sanitaire de l’eau distribuée.

Selon le contexte (qualité des ressources en eau, risques particuliers de pollution ou au contraire conformité régulière aux normes), le programme d’analyses mené par l'ARS peut être plus ou moins important quant à la fréquence et à la nature des analyses.

En cas de pollution accidentelle ou de situation de crise, le préfet peut exiger un renforcement des contrôles et de leurs fréquences.

Analyse de l'eau

De son point de production, jusqu'à votre robinet, l'eau est soumise à de nombreux contrôles, effectués par les équipes de Gedia et l’ARS Centre Val de Loire

  • Les résultats des analyses effectuées par l'ARS sont affichés dans les mairies.
  • Un rapport annuel détaillé sur la qualité du service de l'eau est mis à la disposition du public dans les communes.
  • En cas de pollution accidentelle, nous disposons d'un système d'alerte par téléphone, fax ou mail capable d'informer 50 000 personnes en une heure. De même, dès que l'incident est résolu, vous êtes informés par téléphone du retour à la normale.

Pour consulter les principaux résultats des contrôles sanitaires effectués par les ARS et y retrouver les informations concernant votre commune Cliquez ici 

Le goût de l’eau

L’eau n’a pas le même goût partout
D’une région à l’autre, le goût de l’eau du robinet peut varier selon la propriété des roches et des sols qu’elle traverse. Les eaux plus fortement minéralisées (calcium, magnésium, etc.) ont une saveur plus forte. À l’inverse, les eaux plus douces semblent plus fades. Le cas échéant, l’eau est traitée afin d’obtenir l’équilibre minéral adéquat.

Savourez votre eau

  • laissez couler un filet d’eau avant de remplir une carafe pour atténuer le goût de chlore 
  • laissez-la s’aérer un peu
  • couvrez la carafe et placez-la vingt minutes environ dans le bas du réfrigérateur 

D’où vient le goût de chlore ?
Le chlore est utilisé en faible quantité afin de détruire les micro-organismes présents dans l’eau brute. Il sert à rendre potable l'eau prélevée dans la nature et protège également l'eau traitée de tout risque de contamination durant son voyage dans les canalisations jusqu'à votre robinet. Certaines techniques de traitement, permettent de réduire les quantités de chlore utilisées susceptibles de donner un goût à l'eau.

Le calcaire change-t-il le goût de l’eau ?
La présence de dépôts calcaires au fond des récipients favorise la fixation des odeurs et peut finir par donner à l'eau un goût de renfermé.

Nous vous conseillons de nettoyer régulièrement vos carafes avec du vinaigre blanc et de bien les rincer avant de les réutiliser.

Chlore et eau potable

Le chlore est le moyen le plus utilisé pour désinfecter l'eau potable. Il est facile à utiliser et très efficace pour lutter contre le développement des bactéries, des virus et autres germes.

A la sortie de la station de traitement, l’eau circule plus ou moins longtemps dans les canalisations. Le chlore empêche le développement des germes (bactéries, virus) dans les conduites, depuis les usines de traitement jusqu'au robinet.

Il a un pouvoir rémanent important (son action dure longtemps) par comparaison à d’autres désinfectants.

Norme

Le chlore utilisé dans le traitement de l'eau potable n'étant pas suspecté d'avoir une incidence sanitaire négative, il n'est donc pas répertorié parmi les limites de qualité impératives. En revanche, les sous-produits de la chloration font partie des "limites de qualité" que l’eau du robinet doit impérativement respecter. Le plan Vigipirate mis en place après le 11 septembre 2001 impose une teneur minimale de chlore dans la totalité des réseaux. 

PRESENCE DE CHLORE = SECURITE

Le goût et l'odeur de chlore sont liés aux réactions chimiques du chlore et des composés organiques présents dans l'eau. Le goût et l’odeur de chlore ne sont pas forcément proportionnels à la teneur en chlore de l'eau. On peut par exemple rencontrer une eau au goût de chlore très prononcé alors qu'elle ne contient que très peu de chlore.

Calcaire et eau potable

Le calcaire correspond à la trace physique du calcium et du magnésium dissous dans l’eau.

Lorsqu'il se dépose dans les canalisations, ou sur les robinets, on l’appelle aussi « tartre ».

Il n’y a pas de norme pour le calcaire, car la présence de calcaire dans l’eau ne présente aucun risque pour la santé.

Le calcaire n’est pas dangereux pour la santé

Au contraire, dissout dans l’eau, il apporte calcium et magnésium nécessaires à la croissance et à un squelette solide. L’eau du robinet peut apporter de 15 à 20 % des besoins quotidiens.

Le calcium

  • Le calcium est extrêmement répandu dans la nature et en particulier dans les roches calcaires, sous forme de carbonates. La teneur en sels de calcium des eaux naturelles peut varier de 1 à 150 mg par litre en fonction de la nature géologique des terrains traversés.
  • Le calcium est indispensable à la santé (le squelette en est essentiellement composé) et doit être fourni au corps humain à raison de 0,7 à 2 grammes par jour. Le calcium nourrit les dents, les os et les ongles. Des concentrations élevées dans l’eau ne présentent pas de danger pour la santé.

Le magnésium

Le magnésium est un élément très répandu dans la nature dans de nombreux minéraux. La plupart des eaux naturelles présentent des teneurs comprises entre 5 et 10 mg par litre. La concentration est directement liée à la nature géologique des terrains traversés. 

  • Le magnésium est indispensable à la croissance, à la production de certaines hormones et à la métabolisation des protéines et des lipides.
  • Un adulte doit en consommer en moyenne 420 mg par jour pour bénéficier d’un bon équilibre physique et psychique. La source principale provient de la viande et des produits d’origine végétale ; suivant le régime alimentaire, la part d’une eau comportant 50 mg de magnésium par litre varie de 20 à 30 % de l’apport global.

Eau dure et eau douce

On dit d’eau, eau riche en calcium et magnésium (ou calcaire) qu’elle est « dure ». A l’inverse, une eau « douce » est peu chargée en calcaire :

  • Eau douce : shampoing et savon moussent abondamment et sont difficiles à rincer
  • Eau dure : la mousse est rapidement éliminée ; dépôts de tartre dans les tuyaux d’eau chaude et les appareils électroménagers

La dureté de l’eau correspond à la présence de sels de calcium ou de magnésium. Elle s’exprime en degrés français (F°). 1 ° F de dureté correspond à 10 mg/l de carbonate de calcium. Le niveau de dureté confortable se situe entre 15 et 25 ° français.

Si le calcaire assure une protection contre les risques de corrosion, présent en trop grande quantité dans votre eau, il peut entartrer les canalisations. Le tartre se forme beaucoup plus rapidement quand l’eau est chaude. Il est donc conseillé de limiter la température de votre eau à 60°C (ATTENTION AUX BALLONS d’EAU CHAUDE MAL REGLES)

Pour les appareils type lave-linge ou lave-vaisselle, il est recommandé d’utiliser des cycles de lavage à basse température (éco ou à froid), pour éviter de dépasser 60°C. Pour les lavages à haute température, l’utilisation d’accessoires (type boule de lavage) ou de pastilles anti-calcaire est recommandée.  

Pour éliminer le tartre de vos robinets, il vous suffit de les nettoyer avec du vinaigre blanc de temps en temps. Vous limiterez aussi le risque de fuites.

Plomb et eau potable

La présence de plomb dans l’eau du robinet est liée à des branchements ou canalisations en plomb posés il y a plus de 50 ans. Les caractéristiques de l’eau sont également un facteur déterminant quant à sa teneur en plomb :

  • Les eaux douces, peu minéralisées, pauvres en calcium et magnésium, sont souvent agressives. Au contact des canalisations, elles provoquent la dissolution des métaux présents et en particulier du plomb.
  • Les eaux très dures, riches en calcium et magnésium, provoquent également des teneurs en plomb trop importantes.

Le plomb dans l’environnement

Les sources d'exposition au plomb sont nombreuses : peintures au plomb dans les habitations anciennes, (la concentration peut aller jusqu’à 3 000 µg de plomb par gramme de peinture), pollution automobile et industrielle, alimentation.

Le plomb et l'alimentation

L’apport journalier moyen en plomb dans l’alimentation d’un adulte peut être estimé à 50 µg par jour.

  • Lait : 20 à 40 µg par litre
  • Vin :  70 à 200 µg par litre
  • Jus de fruit :  jusqu’à 30 µg par litre
  • Viande de bœuf : 100 µg par kilo

Norme en eau potable

  • Depuis 2013 la norme est de 10 µg par litre. 
  • Ces  valeurs se fondent sur la protection de la population la plus vulnérable : nourrissons, jeunes enfants, femmes enceintes.

Santé

Les effets du plomb sur la santé dépendent de la quantité absorbée et de l’individu :

  • un adulte élimine 90 % du plomb qu'il ingère.
  • un enfant n'en élimine que 50 %. 

Les cas reconnus d’intoxications domestiques par le plomb sont liés à l’ingestion par les jeunes enfants d’écailles de peinture au plomb. Une trop forte teneur en plomb dans le sang peut provoquer le saturnisme, qui se traduit chez l’enfant par des troubles neurologiques. Chez l’adulte, les symptômes s’observent chez les personnes à santé fragile et se traduisent par des troubles digestifs et neurologiques.

Les précautions à prendre en présence de canalisations en plomb

  • Ne pas consommer l'eau du robinet après une stagnation prolongée (quelques heures).
  • Laisser couler l’eau pendant quelques minutes avant de la boire ou de l’utiliser pour la cuisine. 
  • Ne pas utiliser l’eau chaude du robinet pour la cuisine. (Le risque de dissolution du plomb dans l’eau est multiplié par 2 entre une eau à 10 ° C et une eau à 25° C).
  • En présence d’un adoucisseur, veiller au réglage de l’appareil qui ne doit pas adoucir l’eau à une valeur inférieure à 15 °F